Year: 2010
Type: article
Abstract: Résumé Cent jours avant le baccalauréat, des élèves de classes de terminale se costument, font une quête sur la voie publique, puis déjeunent ensemble et se retrouvent le soir pour danser et s’amuser. Nous évoquerons le cas de la fête du Père cent, issue de pratiques populaires très anciennes. Son étude sociologique nous permet de montrer qu’elle contribue à marquer le passage de l’enfance à l’âge adulte. J’émets l’hypothèse que cette fête met en place un véritable rite de passage dans lequel celle-ci assume le rôle des préliminaires, selon la théorie d’Arnold van Gennep. Rien n’est officiellement institué, nous sommes dans le cadre d’une production de conduites sociales mues par un imaginaire collectif. Le baccalauréat est en même temps le révélateur, l’élément instigateur de cette fête et l’occasion de la mise en forme de ce rite de passage.
Source: Sociétés
DOI: 10.3917/soc.108.0123
Author: Raynald Bertin
Institution: Université Paris Descartes
Language: French
Subfield: Sociology and Political Science
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2065829782
