Year: 1990
Type: article
Abstract: L'ingénieur Hasab Allah al-Kafrawi, ministre de l'Habitat, a présenté il y a quelques jours aux téléspectateurs des plans qui sont réellement séduisants pour ceux qui savent, mais bien plus fascinante encore pour ceux qui ne savent pas.» 1 L'hebdomadaire économique Al-Ahram al-Iqtisadi du 19-11-88 ouvrait ainsi une série d'interviews concernant ce qu'on appelle les new settlements, c'est-à-dire la réponse urbanistique apportée au problème majeur auquel l'agglomération du Caire est confrontée aujourd'hui : sa croissance quasi-incontrôlée.2 Malgré la création des villes nouvelles et des cités-satellites, la population du Grand Caire ne cesse en effet de croître : près de 10 millions d'habitants en 1986, contre 7,5 en 1976 1 , alors que l'objectif fixé pour l'an 2000 est de 16 millions ; et la pression exercée sur les infrastructures est énorme.D'autre part, comme le souligne avec tant d'autres Michel Fu'ad, ancien secrétaire d'État, conseiller du ministre de l'Urbanisme, « l'habitat cancéreux qui empiète sur les terres agricoles (...) constitue 60% environ de l'accroissement annuel des constructions consacrées à l'habitat » (Al-Ahram al-lqtisadi, 22-5-89).« Cités cancéreuses » dit également l'urbaniste Abd al-Baqi Ibrahim, dont on lira plus loin les propos recueillis par le même magazine six mois plus tôt (19-11-88) ; « Agression contre les terres agricoles » (Dr.M. S. al-Chafi'i, ibid.), ou encore « dévastation... », tout le monde s'accorde sur la gravité de la situation. 3La construction, sur des terres désertiques, de dix « établissements » nouveaux (agglomérations, nouveaux secteurs homogènes, blocs urbains... la terminologie varie selon les références et les emprunts aux modèles existants, mais en tout état de cause c'est l'expression new settlements qui prévaut) a donc été décidée, et le président de la République, au début de l'été 89, a donné son aval de la façon la plus catégorique à cette politique. 4Rappelant que l'objectif est de transférer « l'excédent des quartiers populaires », Michel Fuad précise : « Chaque secteur dont la population varie de 1 à 2 millions habitants est doté d'un budget autonome.Ces secteurs homogènes sont reliés par un périphérique assurant New settlements : une réponse à la surpopulation ?
Source: Égypte/Monde arabe
DOI: 10.4000/ema.196
Authors: Jean-Charles Depaule, Galila El Kadi
Language: French
Subfield: Urban Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W272359441
