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Espaces de l’image

Year: 2002
Type: book-review
Abstract: Richard Crescenzo place l'ensemble de cette recherche sous le patronage du père Richeome pour qui « la similitude des catégories rhétoriques et des catégories picturales est un […] indice de [la] convergence des mots et des images », puisque « la notion de figure […] appartient conjointement […] au signe et à l'image ».On va ainsi retrouver au fil des pages le rappel des « trois espèces » bien connues : la peinture muette, la peinture parlante et les allégories.Les quatorze contributions dont se compose le volume ont été réparties en cinq sections de trois articles chacune, sauf la dernière (deux articles).La première, « portraits d'auteurs », traite des images que les auteurs veulent donner d'eux-mêmes par le texte ou la page de titre illustrée.Miha Pintaric évoque le discours ironique par lequel, selon lui, Du Bellay donne une « image de soi » dans les Regrets.Silvia Fabrizio-Costa traite de « la première traduction française de la lettre Posteritati (1644) par François de Grenaille » en s'interrogeant (toujours dans le titre) : « images de l'auteur ?», et elle explique que cette traduction d'un texte latin de Pétrarque par le lettré très ordinaire qu'était Grenaille ait rencontré un grand succès en son temps par le fait que Pétrarque y apparaissait non seulement comme une référence morale mais comme une « source pour l'institution de l'homme moderne ».Mme Fabrizio-Costa note en outre que, significativement, ce n'est pas le Canzoniere qu'a choisi Grenaille mais « le Pétrarque exemplaire du De remediis et de la Posteritati ».Le troisième article de la série, dû à Charlotte Simonin, porte sur un sujet paradoxal : « Les portraits de femmes auteurs ou l'impossible représentation ».Sujet difficile puisqu'il y a non seulement peu de femmes auteurs mais que celles qui existent -du moins au XVII e et au XVIII e siècle -cachent leur nom et à plus forte raison leur visage.Sont ainsi présentées successivement Georgette de Montenay, Mlle de Gournay, Mme du Coudray (« sage-femme du roi » au XVIII e siècle) et, sur la gravure qui figure en tête du Parnasse français (1732) de Titon du Tillet, trois femmes de lettres du siècle précédent que l'auteur regrette de voir célébrées pour leur belle apparence plutôt que pour leurs vertus littéraires.La deuxième section, « Le livre et ses images », évoque les livres illustrés, les recueils d'emblèmes et d'iconologie.Christian Bouzy retient deux emblèmes de Jean-Jacques Boissard, lettré éclectique et curieux qui, comme d'autres d'ailleurs, puisait dans la tradition antique et biblique pour commenter l'histoire.Martin Germ présente un de ses compatriotes slovènes du XVII e siècle, le baron Valvassor, « figure de proue de la renaissance culturelle en Carniole », pour son Theatrum mortis humanae tripartitum, suite de tableaux parlants richement illustrés sur le thème moral de la mort, lequel thème, bien qu'épuisé depuis longtemps de l'aveu même de M. Germ, offre ici quelque intérêt à propos de l'évolution de l'iconographie.Le dernier article de cette section est
Language: French
Subfield: Classics
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2736868836
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