Year: 2017
Type: article
Abstract: Résumé La fréquence des ambassades dans le monde grec, liée au concept même de cité-État, a depuis longtemps été soulignée par les historiens. Mais le dossier s’amoindrit dès lors qu’il s’agit de définir les critères qui prévalaient pour leur nomination. Les sources épigraphiques d’époque hellénistique, lorsqu’elles déclinent l’identité du ou, plus rarement, des ambassadeurs envoyés auprès d’une autre cité ou d’un puissant, roi ou officier romain, insistent toujours sur les difficultés que le plénipotentiaire a connues, qu’il a surmontées par son sens civique, son courage... et son argent, d’où l’on devine que l’ambassadeur en question est l’un des notables les plus en vue de la cité. Mais pour l’époque classique, et singulièrement pour Athènes, les inscriptions, lorsqu’elles déclinent les noms des ambassadeurs, n’évoquent jamais les raisons pour lesquelles tel ou tel a été choisi et ce n’est que grâce au riche corpus onomastique que l’on peut, parfois, faire quelques rapprochements. En revanche, la célèbre ambassade athénienne auprès de Philippe en 346 lorsqu’il fallut conclure la « paix de Philocratès » permet, grâce aux discours croisés et opposés de Démosthène et d’Eschine prononcés à l’occasion du procès qui les opposa en 343, de voir que la compréhension des questions spécifiques aux relations entre les deux États mais aussi la réalité d’expériences individuelles, étaient les éléments essentiels qui déterminaient les choix de l’assemblée pour la composition d’une ambassade.
Source: Dialogues d histoire ancienne
Author: Patrice Brun
Language: French
Topic: Classical Antiquity Studies
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2774053003
