Year: 2018
Type: article
Abstract: Les géographes anarchistes du XIXe siècle (Reclus, Kropotkine, Metchnikoff…) abordent la « question primitive » à travers trois prismes : la théorie de l’entraide puisque les tribus développent des facteurs d’aide mutuelle entre êtres humains et dans leur relation avec la nature ; la mésologie puisqu’elles aménagent soigneusement leur milieu ; et une remise en cause des téléologies liées aux philosophies de l’histoire marxiste ou libéral puisque l’évolution est faite de progrès comme de régrès.Mais, dès les débuts du XXe siècle, la spécialisation disciplinaire, tant intellectuelle qu’académique, reconfigure les relations entre géographie, anthropologie et écologie. En France, le choix des vidaliens en faveur de l’« écologie » et de la « géographie humaine » se fait au détriment de la « mésologie » et de la « géographie sociale » proposées par Élisée Reclus dont la démarche apparaît alors trop transdisciplinaire.
Source: Journal des anthropologues
DOI: 10.4000/jda.6864
Author: Philippe Pelletier
Institutions: Université Lumière Lyon 2, Environnement, ville, société
Language: French
Subfield: Geography, Planning and Development
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2803515564
