Year: 2018
Type: article
Abstract: La conservation autorise la consommation différée des aliments et permet aux populations humaines de s’affranchir des aléas du climat et de la disponibilité des ressources. Les populations ne pratiquant pas l’agriculture sont fortement dépendantes de leur milieu et le stockage des ressources alimentaires peut donc s’avérer indispensable à la survie du groupe. Ce constat est particulièrement vrai dans des environnements contrastés où les ressources de base sont présentes en abondance sur des laps de temps très courts comme c’est aujourd’hui le cas dans les zones proches du cercle polaire ; la littérature ethnographique illustre bien l’importance du stockage dans ces contextes. Durant la Préhistoire, l’Europe a connu des climats proches de ceux actuellement enregistrés dans les zones subarctiques. Notre enquête a porté sur le temps long, de -80 000 à -14 000 avant le présent, période marquée par une succession de contextes environnementaux variés et qui a également vu l’apparition de l’homme anatomiquement moderne et la disparition de l’homme de Néandertal. Une revue bibliographique des techniques de stockage traditionnelles utilisées par des sociétés de chasseurs-cueilleurs nomades a permis de déterminer celles potentiellement utilisées au Paléolithique. Sur la base des restes osseux de gibier, cet article dresse un bilan des indices pouvant attester du stockage alimentaire chez les populations nomades du Paléolithique, et interroge l’impact socioéconomique de ce type de pratique sur ces populations de chasseurs-cueilleurs.
Source: Techniques & culture
DOI: 10.4000/tc.8810
Authors: Marie-Cécile Soulier, Sandrine Costamagno
Language: French
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2805071874
