Year: 2018
Type: article
Abstract: O n dit souvent que les murs ont des oreilles, mais parfois ils parlent.Dans toutes les villes, on les a remarqués, parfois on les déteste, parfois on les apprécie, parfois ils ont un sens, d'autres fois ils semblent n'en avoir aucun et parfois même ils frôlent la vulgarité.L'objet de ce travail porte sur les graffitis que l'on rencontre à chacune de nos sorties dans les rues de nos villes modernes.La réalisation de graffitis, graffs, tags ou fresque murale, peut-elle être considérée comme une forme de rite dans les villes modernes ?Et si tel est le cas, selon quels critères et sous quelles formes ?Ainsi, au travers de ce reportage, l'objectif est de montrer comment les graffitis, compris comme « toutes formes d'inscription, antiques et contemporaines, exécuté en milieu urbain sur des murs et utilisé comme signe de reconnaissance d'un individu ou d'une bande » 1 , sont constitutifs d'acte de communication appartenant à des expressions qui se réalisent selon des rituels.Nous avons choisi d'aborder le concept de rituel comme étant « avant tout une séquence d'actions symboliques codifiées et organisées dans le temps » 2 .Et pour nous permettre d'établir une analyse efficace à la potentielle reconnaissance d'un caractère rituel dans la réalisation des graffitis, nous nous sommes appuyés sur les sept critères d'identification du rite, proposés par P. Lardellier dans son ouvrage, Les nouveaux rites, du mariage gay aux Oscars, paru en 2005, ainsi que le livre de Christophe Genin, Le street art au tournant : reconnaissances d'un genre.
Source: L Autre
Authors: Mona Junger Aghababaie, Frédéric Junger
Language: French
Topic: Public Spaces through Art
Subfield: Urban Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2806468177
