L’héritage des filles à travers les écritures administratives des mères tutrices : deux cas d’étude florentins au XVIe siècle
Year: 2018
Type: article
Abstract: Dans le contexte florentin de la première modernité, selon les normes qui règlent les successions ab intestat, les femmes ont très peu de chances d’hériter du patrimoine familial. Néanmoins, en l’absence d’agnats mâles ou lors de conjonctures familiales, économiques, démographiques particulières, les filles peuvent être légitimement désignées par voie testamentaire, en tant qu’héritières universelles des biens parentaux et d’autres proches. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, Piero da Gagliano et Giovan Battista Nerli, deux hommes d’affaires florentins, transmettent leurs fortunes à leurs seules filles, Lucrezia da Gagliano et Alessandra Nerli, encore mineures, et choisissent leurs épouses comme tutrices. Les deux histoires s’entrelacent : Lucrezia et Alessandra épousent deux membres de la famille Salviati. Le passage de l’héritage paternel aux filles, puis à la maison des Salviati, sera exploré à travers l’activité d’administration patrimoniale mise en place par les deux mères tutrices. Une attention particulière sera portée à la documentation exploitée, à savoir des registres contenant des comptes et des ricordi tenus par ces deux veuves. Cette étude nous permettra enfin de valoriser un exemple d’écriture féminine, jusqu’à présent peu étudiée.
DOI: 10.4000/mefrm.4084
Author: Serena Galasso
Language: French
Subfield: History
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W2902183609
