Year: 2018
Type: article
Abstract: Consommer pour faire partie de la société Jeanne Lazarus est sociologue, chargée de recherche au CNRS.Elle a notamment publié « L'épreuve de l'argent.Banques, banquiers, clients » (Calmann-Lévy, 2012).L'espoir des Trente Glorieuses était que les plus démunis s'intègrent dans une société où le mode de vie des classes moyennes aurait été généralisé.La crise et le chômage ont brisé ce schéma.Dès lors, la consommation peut sembler être le seul lien qui rattache les plus défavorisés à la société. L'avènement de la société industrielle puis post-industrielle a produit de nouveaux contrastes sociaux.De fait, la pauvreté généralisée qui caractérisait la majorité de la population de la société préindustrielle s'est muée en une pauvreté relative.En comparaison avec la consommation des classes moyennes, on peut qualifier de « pauvre » la consommation de certains ménages démunis ; même lorsqu'ils possèdent un toit, de quoi se nourrir et des biens statutaires, tels un écran plat ou un téléphone portable dernier cri. LA CONSOMMATION : LE FIL DES « DÉSAFFILIÉS » ?Au XX e siècle, le Front populaire puis la naissance de l'État providence ont conduit à ce que le travail soit un moyen d'obtenir un revenu consommer pour Faire parTie de La sociéTé C.E.R.
Source: Revue Projet
DOI: 10.3917/pro.367.0033
Author: Jeanne Lazarus
Language: French
Topic: Social and Cultural Dynamics
Subfield: Sociology and Political Science
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
SDG: No poverty
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2910059433
