Cosmogonie et cosmologie zoroastriennes : l’état de Mélange et la Rénovation finale (Bundahišn 24-36)
Year: 2019
Type: article
Abstract: Maître de conférencesCosmogonie et cosmologie zoroastriennes : l'état de Mélange et la Rénovation finale (Bundahišn 24-36) c ommencée en 2015, la traduction commentée du traité de cosmologie et de cos- mogonie zoroastriennes, le Bundahišn, s'est achevée cette année par l'analyse des chapitres 24 à 36 1 .Cette partie de l'ouvrage illustre l'articulation du monde divin ou démoniaque avec celui des hommes, tout en plaçant ces derniers au cœur d'une géographie et d'une chronologie mythiques.L'ultime séquence de cette chronologie, c'est-à-dire la Séparation (wizārišn) et la Rénovation finale (Frašgird), est aussi l'une des dernières du traité.Ce travail fut l'occasion de mener une réflexion sur la structure globale du livre et sur la logique d'enchaînement des chapitres.Plusieurs constats ont pu être faits : dans les catalogues des entités créées domine le principe de l'antithèse (à une énumération d'entités positives succède immédiatement celle de leurs antagonistes ahrimaniens, par ex.chap.5 et 6), ou celui de l'association logique (ex.le chap.21 se termine par le récit de la production de la pluie, qui est suivi du chap.22 sur les xrafstar ; cette succession peut s'expliquer par le fait que la pluie est supposée purifier le monde du poison de ces êtres néfastes) ; à la suite de ces énumérations, l'auteur va progressivement recentrer son propos sur l'homme, sur les zones terrestres ou mythiques qu'il occupe et sur le thème final de l'eschatologie collective.Ainsi, à l'instar de beaucoup d'autres traités iraniens, le Bnd débute par le commencement du monde et s'achève sur la fin des 12 000 de la chronologie mythique.Succédant au grand catalogue du vivant (chap.7-23), le chapitre 24 rompt la logique narrative pour préparer les développements du texte vers la description de la fin du monde.Il s'ouvre sur le tableau mythologique d'un paysage marin où sont sommairement décrits les habitants de la mer mythique, Frāxkard, qui recouvre la surface du disque de la terre et sur laquelle flottent les sept continents.Ces êtres végétaux ou animaux sont tous décrits comme ayant des dimensions titanesques, ce qui est en accord avec l'envergure de leur rôle cosmogonique et la nature de 1. Pour un résumé des chapitres 14-23 voir S. AzArnouche, « Cosmogonie et cosmologie zoroastriennes : l'état de Mélange (suite) », Annuaire de l'EPHE-SR 125 (2016-2017), p. 231-235.
DOI: 10.4000/asr.2648
Author: Samra Azarnouche
Language: French
Subfield: Archeology
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2990413196
