Year: 2019
Type: article
Abstract: Les visions engendrées par la consommation de la plante psychotrope iboga n’ont pas fait l’objet d’une importante production iconographique dans l’espace public. Cet article propose, en premier lieu, d’explorer plusieurs pistes pour expliquer cette rareté : la multitude d’influences et de chapelles ainsi que l’absence d’une Église unifiée du bwiti au Gabon ; la culture du secret entourant les visions dues à l’iboga ; la focalisation sur les artefacts cultuels plutôt que sur les visions ; les réappropriations identitaires et communautaires s’adressant à un public international restreint ; la récente inscription de ce rite et de cette plante psychotrope dans le marché mondial du chamanisme. En deuxième lieu, l’article examine les différentes matrices de représentations qui structurent le musée imaginaire des « plantes alliées » et le type de productions, surtout audiovisuelles, qui alimentent iconographiquement ces matrices. Enfin, il s’agira, à partir d’entretiens, de révéler de quelle manière sont induites, envisagées et investies les visions de l’iboga dans de nouveaux cadres rituels du bwiti aujourd’hui en Europe.
Source: Cahiers d anthropologie sociale
DOI: 10.3917/cas.017.0177
Author: Nadège Chabloz
Language: French
Topic: Arts and Performance Studies
Subfield: Visual Arts and Performing Arts
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2991036280
