Year: 2019
Type: article
Abstract: Nous remercions M. Helmuth Schulze-Fielitz de nous avoir accordé l'autorisation de traduire ce texte pour le présent numéro.Wir danken Herrn Helmuth Schulze-Fielitz für die freundliche Genehmigung, diesen Artikel in französischer Übersetzung zu publizieren. 1 Même 50 ans plus tard, l'arrêt Lüth, rendu par la Cour constitutionnelle fédérale le 15 janvier 1958, n'a rien perdu de son actualité.Il confère durablement à la liberté d'expression un rang primordial pour le débat public démocratique et marque le point de départ du développement d'une dogmatique des droits fondamentaux spécifiquement allemande, à l'origine d'un renforcement des compétences et de la puissance particulières de la Cour constitutionnelle fédérale.Les raisons qui expliquent l'approche particulière de résolution de conflits entre droits suivie dans l'arrêt Lüth ne laissent pas présager un abandon de cette jurisprudence, abandon qui ne serait d'ailleurs ni souhaitable ni réaliste.I. Le cas Lüth et les strates des problèmes soulevés 1. Les faits de l'espèce 2 Erich Lüth était un haut fonctionnaire hambourgeois et chef de l'office de presse de cette ville-État.En 1950, il s'opposa publiquement aux activités du metteur en scène Veit Harlan, qui avait tourné en 1943 le film de propagande antisémite « Jud Süß », et exhorta à plusieurs reprises le grand public à boycotter le nouveau film de Veit Harlan, « Unsterbliche Geliebte ».La société cinématographique qui avait produit ce film porta plainte devant les tribunaux civils, en invoquant le § 826 F0 2A du Code civil allemand, L'arrêt Lüth -50 ans après Trivium, 30
Source: Trivium
DOI: 10.4000/trivium.6764
Author: Helmuth Schulze-Fielitz
Language: French
Topic: Law, Rights, and Freedoms
Subfield: Sociology and Political Science
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W2996429205
