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Force, fermeté, froid : la dimension physique de la vertu stoïcienne

Year: 2005
Type: article
Abstract: La vertu du sage stoïcien se définit non seulement par la rationalité de ses jugements mais aussi par sa force mentale, qui résulte d’une intensification de la « tension » de l’âme. Dès Zénon et sous l’influence d’Antisthène, les stoï­ciens conçoivent ces dimensions logiques et physiques de la vertu comme insé­parables, même si Cléanthe et Chrysippe analysent différemment leurs rapports. La force d’âme du sage est aussi présente au sein même de la définition stoï­cienne de la science à travers l’adjectif bebaios (« ferme »), qui désigne la résis­tance et la fiabilité du sage dans tous les domaines, mais aussi une solidité stric­tement physique. Or l’âme et la vertu sont des corps pour les stoïciens, si bien qu’ils ont probablement conçu l’acquisition de la vertu comme le résultat d’un refroidissement durcissant l’air qui compose l’âme du sage. On examine quatre problèmes posés par cette hypothèse, puis l’on montre l’originalité de la « natu­ralisation » stoïcienne de la vertu conçue comme tension permanente de l’âme.
Language: French
Subfield: Philosophy
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W3000308251
FWCI:
Cites: 10
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