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L’ouvragement de l’image et l’intermédialité

Year: 2019
Type: article
Abstract: L’auteure souhaite faire la démonstration qu’au terme de sa production et de sa réception, l’image apparaît naturellement relationnelle. Elle l’est d’un point de vue « techno-logique » (technique et logique, selon l’expression de Bernard Stiegler) ; sur le plan phénoménologique (par rapport à la perception dont elle témoigne et au dévoilement de contenus qu’elle permet, selon Bergson et Heidegger) et quant à l’intermédialité susceptible de mettre à profit une écriture chargée d’autres écritures, une écriture d’écritures. L’image a eu un caractère relationnel aux moments où Alberti a inventé l’intersecteur au profit du dessin, Niépce, la camera obscura, pour la photographie, de même que lorsque Muybridge s’est prêté à une écriture scientifique et esthétique de l’image en mouvement, pour le précinéma. L’image peut être assortie à une empreinte, dépendre d’une inscription, ou être produite par composition ou intermédialité, elle participe toujours d’un ouvragement et d’un dévoilement. Ces derniers s’attachent tous deux aux formes et aux contenus générés par l’image et aux relations que ces contenus induisent avec le monde et ses écritures. L’usager de l’image entre ainsi, jour après jour, en relation avec des écritures de l’image diversifiées et des écritures de l’image soumises à des variations intermédiales.
Source: Sens public
Author: Lucie Roy
Language: French
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W3025005430
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