Year: 2020
Type: article
Abstract: Censures familiales et appareils légaux de répression en ont tôt décidé : les textes de Pierre Guyotat, et la part de Guyotat à l’origine de ces textes devaient être enfouis, silenciés. Il fallait se placer « sur le seul plan de la littérature ». Au lieu de quoi, Guyotat a surenchéri en outrant ses figurations et accélérant le rythme de sa langue. Surtout, il a approfondi le sens et la portée de la divulgation : publier revient alors à lever le secret sur la collusion inextricable de l’œuvre et de l’existence, et oblige à les prendre ou les rejeter ensemble, simultanément. La nécessité vitale de l’œuvre est ce dont les censeurs, nouveaux et anciens, ne sauraient avoir raison.
Source: Communications
Author: Catherine Brun
Language: French
Subfield: Literature and Literary Theory
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W3035753885
