Year: 2020
Type: article
Abstract: Piliers du développement économique de la Belgique depuis la révolution industrielle, les charbonnages ont occupé une abondante main-d’œuvre, principalement recrutée avant la Première Guerre dans l’hinterland des sièges d’exploitation. Formés dans un cadre familial, les ouvriers mineurs exercent aux différents âges de leur vie professionnelle un travail manuel lourd, qui se complexifie à l’âge adulte avec la maîtrise du descellement de la houille, du boisage et des mesures de sécurité. L’abaissement des rendements, dans un contexte de concurrence internationale exacerbée, impose une mécanisation et une réorganisation des travaux qui entament durablement la reproduction familiale de la force de travail et imposent son recrutement à l’étranger. D’abord affaiblies par leur dispersion, les forces syndicales minières s’organisent davantage après l’Armistice et s’engagent alors dans la voie d’une négociation collective qui les coupent cependant d’une partie de leur base.
Source: Revue du Nord
DOI: 10.3917/rdn.435.0289
Authors: Éric Geerkens, René Leboutte, Arnaud Péters
Institution: University of Liège
Language: French
Topic: Labor Movements and Unions
Subfield: Public Administration
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W3111618344
