Year: 2021
Type: article
Abstract: Depuis les années 2000, le Maroc connaît une forte dynamique associative, tant au niveau des zones urbaines que rurales. Dans les territoires ruraux marginalisés (montagnes, oasis, steppes…), cet engouement pour le phénomène associatif entre en résonance avec deux faits majeurs : le désengagement partiel de l'État combiné à une tendance au délitement de l’action collective. C’est dans ce contexte a priori peu favorable à l’émergence de pratiques autour des communs (commoning) que nous présentons un exemple de mutation d’un commun traditionnel, ainsi qu’une forme innovante d’action collective à l’échelle d’un village de montagne situé dans les environs de Marrakech. Dans les deux cas, nous analysons les modalités de reproduction de la pratique du commun. Indépendamment de la nature des communs étudiés, des innovations tant opérationnelles qu’institutionnelles sont indispensables pour favoriser le maintien des communs territoriaux. Ces innovations aboutissent souvent à des formes hybrides de communs marquées par un pluralisme institutionnel et un renouvellement des acteurs impliqués, dans un contexte socio-économique et climatique changeant. Le fonctionnement de l’association locale de développement de Tizi n’Oucheg illustre parfaitement cette nécessité d’innover pour une réhabilitation des communs, qui passe ici par le déplacement des arènes de choix collectifs d’une institution coutumière vers une instance associative.
Source: Revue de géographie alpine
DOI: 10.4000/rga.8428
Authors: Charles Bonnin, Elouarti Ayoub, Bruno Romagny, Michel Vaillant, Geneviève Michon, Saïd Boujrouf, Mohammed Aderghal
Language: French
Subfield: Urban Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W3160138020
