Year: 2021
Type: article
Abstract: De nouvelles pratiques formatives ont été provoquées par l’observation de dynamiques plurilingues en manque de reconnaissance (sociale et institutionnelle) et des ressources plurisensorielles du public inscrit à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Dans cette situation (post)coloniale, les savoirs plurilingues, pluriartistiques et polyphoniques sont historiquement exclus des modalités de travail et d’évaluation académiques. Or, la réussite académique dépend justement d’espaces formatifs auxquels les acteur·rice·s aux savoirs pluriels peuvent s’identifier. Nous nous sommes placées aux côtés des étudiant·e·s et (futur·e·s) enseignant·e·s pour tisser une pluralité d’accès vers des sentiments d’accomplissement académiques mais aussi vers des « déclics » personnels. Loin d’être une méthode-modèle, l’intégration du plurisensoriel aux formations universitaires a néanmoins un intérêt principal : s’assurer sans cesse d'insuffler du non standard si on admet que les pratiques mononormées figent l’institutionnel.
DOI: 10.4000/rdlc.10323
Language: French
Subfield: Linguistics and Language
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
SDG: Quality education
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W3202742927
