Year: 2021
Type: article
Abstract: Avec la démocratisation de l’après-guerre, le Japon a vu émerger divers mouvements sociaux. C’est le cas des mouvements culturels dits sâkuru-undô (mouvements de « cercles »). Pour sa singularité et en raison de son influence chez des intellectuels de gauche des années 1960, certains historiens se sont intéressés à l’un de ces sâkuru, ayant existé entre 1958 et 1961 dans le nord de Kyûshû : le Sâkuru-mura (Village des « cercles »). Son enracinement dans une région houillère s’explique par l’importance de l’industrie minière dans l’histoire des conflits du travail. Des personnes extérieures du monde de la mine s’y sont également investies. Dans ce texte, nous examinerons la réalité des rapports multiples entre les mines et le Sâkuru-mura. Après une brève présentation chronologique, nous aborderons les travaux directement liés à la mine des trois acteurs principaux du mouvement (dont deux non mineurs). Nous analyserons ensuite les textes, nombreux et variés, rédigés par les mineurs afin d’en mesurer l’étendue, et de saisir ce qu'ils donnent à sentir de la vie de la mine.
Source: Cipango
DOI: 10.4000/cipango.4693
Author: Makiko Andro-Ueda
Language: French
Topic: Japanese History and Culture
Subfield: Cultural Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W3214646608
