Year: 2006
Type: article
Abstract: Au cours des dernières décennies, les premières nations ont joué un rôle croissant dans la foresterie canadienne, mais les types de participation qui sont à leur disposition ne répondent pas toujours à leurs aspirations. Les dilemmes auxquels les nations autochtones doivent faire face sont illustrés par le cas de Wemotaci, communauté atikamekw qui, depuis vingt ans, a créé quatre organisations afin de prendre sa place dans le domaine de la foresterie. Les réussites et les progrès suscités par ces organisations sont contrebalancés par les échecs et les obstacles, et leur expérience suggère six pistes qui pourraient aider à définir une « foresterie atikamekw » : reconnaître l’occupation et l’utilisation atikamekw du territoire, partager, entre autochtones et non-autochtones, les retombées économiques et les emplois, accroître le contrôle atikamekw sur la gestion territoriale, renouer avec les systèmes traditionnels de gestion, reconnaître qu’il existe différentes visions de la forêt et accepter chacune d’elles et, finalement, soutenir l’évolution tant des positions atikamekw que des positions industrielles. Les décisions concernant la participation autochtone à la foresterie ne relèvent pas seulement de questions techniques ou économiques, elles sont au coeur d’un enjeu politique qui consiste à déterminer qui gère les forêts.
DOI: 10.7202/1081852ar
Author: Stephen Wyatt
Institution: Université de Moncton
Language: French
Topic: Forest Management and Policy
Subfield: Global and Planetary Change
Field: Environmental Science
Domain: Physical Sciences
SDG: Life on land
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4206541993
