Year: 1969
Type: article
Abstract: Lorsque le frère Marie-Victorin publiait en 1935 l'Esquisse générale de la flore laurentienne 1 , le bilan floristique du Nord québécois reposait encore sur des données très fragmentaires.Fernald 2 lui-même, dix ans plus tôt, ne considérait-il pas la camarine {Empetrum nigrum, sensu amplo) une plante relativement rare du Québec-Labrador, quand au contraire c'est la plus commune de ce territoire.Qu'elle n'y ait pas été trouvée plus souvent s'explique bien : presque personne n'y avait herborisé.3 Marie-Victorin découpait le Québec en trois régions : arctique, hudsonienne et laurentienne.Cette dernière se subdivisait en bouclier précambrien, sous-région appalachienne, plaine alluvionnaire du Saint-Laurent.Le bouclier précambrien comprenait les districts saguenayen et laurentidien.D'après la connaissance actuelle du Grand Nord, étayée principalement sur les travaux d'Ernest Lepage, Arthème Dutilly et moi-même, il faudrait plutôt diviser la Province en cinq zones : arctique, hémiarctique, subarctique, tempérée supérieure (forêt coniférienne tempérée), et tempérée moyenne (forêt mixte), et une sixième zone, la tempérée méridionale (forêt décidue) représentée par des avant-postes dans la région de Montréal.Tout le laurentidien, dont Marie-Victorin donne une bonne idée générale, se placerait dans la zone tempérée supérieure.Quant au district saguenayen, assez mal caractérisé, il chevauche par endroit les zones tempérée supérieure, subarctique et hémiarctique.Enfin la plaine alluviale du St-Laurent et la sous-région appalachienne appartiennent surtout à la zone tempérée moyenne 4 .En 1950, Marcel Raymond 5 présenta une nouvelle vue d'ensemble de la flore québécoise, en tenant compte des données récemment acquises dans 1 MARIE-VICTORIN, F., Flore laurentienne, p. 19-78, 1935. 2 FERNALD, M.L., Persistence of plants in unglaciated areas of boréal America.Mem.Am.Acad.Arts & Se, 15 (3): 241-342, 1925.3 Sur l'histoire de l'exploration de la péninsule, voir notamment: ROUSSEAU, Jacques, Les zones biologiques de la péninsule Québec-Labrador et l'hémiarctique.Canadian Journal of Botany, 30: 436-474, 1952.Le même, The value of botany as indicator of unglaciated areas, Pacif.Se.Congress, vol. 5, 1953, 8 p. Ces travaux et ceux de la note 4 renferment une bibliographie presque exhaustive du sujet.. 4 Outre les deux travaux cités à la note 3, voir sur le sujet: ROUSSEAU, Jacques, La zonation latitudinale dans la péninsule Québec-Labrador.Ecole pratique des Hautes Etudes (Sorbonne).Centre d'études arctiques et antarctiques, 64 p., 1961.Le même.Coupe biogéographique et ethnobiologique de la péninsule Québec-Labrador, in Le Nouveau-Québec.Contribution à l'étude de l'occupation humaine.Ecole pratique des Hautes Etudes (Sorbonne).Bibliothèque arctique et antarctique, 2: 29-94, 1964.Le même, The végétation of the Québec-Labrador peninsula between 55° and 60° N. Nat.can., 95
Source: Cahiers de géographie du Québec
DOI: 10.7202/020854ar
Author: Jacques Rousseau
Institutions: Center for Northern Studies, Université Laval
Language: French
Subfield: Plant Science
Domain: Life Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4206673705
