Year: 2015
Type: article
Abstract: Pablo Picasso aimait s'entourer de ses sculptures.Alors que les peintures sont envoyées chez les marchands ou dans des expositions, les sculptures restent comme faisant partie intégrante de son environnement.Cela est manifeste dans les photographies de Brassaï à Boisgeloup ou dans son atelier des Grands Augustins.Picasso ne voulait jamais se séparer de ses originaux.C'est peut-être pour cela qu'il avait autorisé le moulage en bronze de ses sculptures-assemblages, telle La Chèvre par exemple.Or, le fait qu'il ait préféré montrer non pas les originaux mais le bronze (même dans le catalogue raisonné de 1971 les sculptures originales étaient mentionnées, mais seuls les bronzes étaient reproduits) a donné à ces sculptures-assemblages « neuves » un caractère traditionnel.D'où le fait, par exemple, que dans l'exposition qui a fait date en 1961 à New York, The Art of Assemblage, à part quelques assemblages cubistes, aucune de ces sculptures n'a été présentée.C'est donc à partir de la succession Picasso et de leur entrée dans la collection du Musée national Picasso à partir des années 1980 que la sculpture pouvait enfin être étudiée à sa juste mesure.
Source: Critique d’art
Author: Androula Michael
Language: French
Subfield: Conservation
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4232358711
