Year: 2001
Type: article
Abstract: A u cours des dernières années, la thématique de l'exclusion a largement été dé- battue, documentée, critiquée… On en a démontré les limites, la dimension trop politique, trop polémique, trop vague.On a largement mis en évidence le fait qu'elle soit insuffisamment construite scientifiquement ou tout simplement impossible à construire.On l'a qualifiée de notion-valise, de pré-notion, de concept flou… Malgré cela, l'exclusion sociale s'est « naturalisée ».Les différents acteurs, qu'ils soient de l'univers politique ou législatif, du monde communautaire, institutionnel ou académique, y recourent abondamment.Ainsi, malgré les critiques les plus dures, l'exclusion fait partie du paysage et constitue une manière de découper le social et de lire ou d'interpréter la réalité sociale.Notion générique pour nommer un phénomène social regroupant la marginalité, la pauvreté, la victimisation, la non-insertion, le déclassement, la déqualification…, elle a constitué, et constitue aujourd'hui encore, la base de nombreux travaux de recherche.Sans faire un bilan exhaustif de la littérature sur l'exclusion, il est possible de résumer schématiquement en quatre grandes thématiques les études produites sur cette question au cours des vingt dernières années.Premièrement, l'exclusion ne s'explique pas uniquement en termes d'inégalités économiques, elle est aussi et d'abord le résultat de rapports de pouvoir entre groupes.
Source: Sociologie et sociétés
DOI: 10.7202/008308ar
Authors: Shirley Roy, Marc-Henry Soulet
Language: French
Subfield: General Social Sciences
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
SDG: Reduced inequalities
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4238967852
