Year: 2014
Type: article
Abstract: Quelques apports, limites et dépassements des théories de la « mediatization » du politique Clément DESRUMAUX Jérémie NOLLET Les effets structuraux des médias et de la médiatisation sur les activités politiques, qui sont au cœur de ce numéro de Réseaux, n'ont jamais donné lieu en France au développement d'un champ de recherche structuré.Cette situation est d'autant plus paradoxale que pareille entreprise scientifique se développe depuis quelques décennies à l'échelle internationale.En effet, à partir de la fin des années 1970, un champ de recherche prend pour objet les transformations des activités politiques -et plus largement des activités socialessous l'effet du développement croissant des médias de masse.Une vingtaine d'années plus tard, il s'est largement institutionnalisé à l'échelle internationale, dans le monde anglo-saxon, mais aussi en Allemagne et en Europe du Nord.Une véritable profusion sémantique est venue désigner celui-ci au fil des années.Récemment, c'est le terme de « mediatization », que l'on traduira faute de mieux par médiatisation 1 , qui s'est imposé pour saisir « les vastes conséquences de l'organisation pratique (sociale, politique, culturelle et économique) des médias sur notre vie quotidienne, et plus particulièrement de l'envahissante propagation de contenus et des plateformes médiatiques dans tous les types de contextes et de pratiques » (Couldry et Hepp , 2013, p. 191).1. Signalé par l'usage des italiques, le concept se différencie donc ici de la définition de sens commun, qui entend la médiatisation comme le fait pour un agent social d'accéder à la visibilité médiatique.
Source: Réseaux
DOI: 10.3917/res.187.0009
Authors: Clément Desrumaux, Jérémie Nollet
Language: French
Subfield: Communication
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
Funder: Agence Nationale de la Recherche
OpenAlex ID: W4255665647
