Jean-Michel Mouton et Clément Onimus (dir), De Bagdad à Damas. Études en mémoire de Dominique Sourdel
Year: 2020
Type: article
Abstract: Cet ouvrage rend hommage à Dominique Sourdel, historien et professeur, décédé en 2014.Il ambitionne de célébrer le parcours de ce savant éclectique, pilier de l'étude de l'histoire de l'Islam médiéval en Sorbonne.Son titre retrace son cheminement intellectuel, depuis sa thèse d'État en 1958 sur Le vizirat abbasside de 749 à 936 (p.xii), à Bagdad, jusqu'à l'édition, en 2013, d'Un corpus de 62 documents juridiques inédits entre 337/948 et 698/1299, surtitré Mariage et séparation à Damas.Jean-Michel Mouton, qui soutint sa thèse sous sa direction, s'est associé avec son propre élève, Clément Onimus, afin de réunir les contributions de trois de ses condisciples, François Déroche, Anne-Marie Eddé et Fawzi Mahfoudh qui suivirent, eux aussi, les cours de Dominique Sourdel, mais aussi de ses amis (Lionel Galand et Jean Richard) et de plusieurs de ses collègues (Josef Van Ess, Bernadette Martel-Thoumian, Georges Jehel, Houmam Saad, Jacques Paviot).Les deux éditeurs de ce recueil invitent, en outre, trois autres élèves de Jean-Michel Mouton (Motia Zouihal, Clément Moussé, Élodie Hibon) à enrichir son contenu.La plupart des articles concernent la Syrie des périodes ayyūbide et mamelouke (xii e -xv e siècles) même si deux travaux sont consacrés au Maghreb et qu'un collègue de Dominique Sourdel lui dédie la présentation du manuscrit inédit d'un auteur de l'Irak abbasside.Josef Van Ess présente une source unique en son genre, attribuée au savant Ḍirār b. ʿAmr (m.v. 200/815), qui aurait participé aux joutes rhétoriques de la cour de Hārūn al-Rašīd.Il s'agit de la seule contribution liée à la première partie de la carrière académique de Dominique Sourdel : l'Irak à l'époque abbasside.Ḍirār critiquait les tenants du ḥadīth et ses arguments inspirèrent les grands intellectuels muʿtazilites comme Naẓẓām et Jāḥiẓ (p.3).L'objectif de l'auteur du document est de tenter d'expliquer l'origine de la division de la communauté (p.10).Le récit met en scène un juriste fictif affairé à réfuter les opinions « innovantes » qu'on lui soumet (p.4-5).Le seul équivalent connu se retrouve dans l'œuvre d'un savant du xi e siècle, al-Jishumī, ayant vécu dans la ville khurassanienne de Bayhaq.Étrangement, il semble que le texte attribué à Ḍirār en soit également provenu avant d'avoir été copié dans le Yémen zaydite,
DOI: 10.4000/bcai.544
Author: Simon Pierre
Institution: Institut Français d'Archéologie Orientale
Language: French
Topic: Islamic Studies and History
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W4293119028
