Year: 2021
Type: article
Abstract: Resume :Cet article s’appuie sur l’essai d’Edward Saïd « Théorie voyageuse » (1982) pour retracer l’évolution de l’exotisme comme concept voyageant à travers les histoires et les cultures. Il s’agit d’examiner le manque de théorisation de l’élément exotique dans les études postcoloniales et de souligner le besoin de le soumettre au même niveau d’attention critique que d’autres concepts dans la discipline. D’une part, l’article propose une historicisation de l’exotisme, notamment à travers l’œuvre de Victor Segalen, en suggérant, compte tenu de l’évolution du sens du terme, qu’un tel processus est tout aussi nécessaire dans la pensée des écrivains de la décolonisation tels que Frantz Fanon et Aimé Césaire. D’autre part, l’article étudie l’(in)traduisibilité du terme à travers les traditions linguistiques en montrant qu’une lecture interculturelle de l’exotisme permet d’examiner les représentations coloniales et néocoloniales de l’altérité tout en mobilisant simultanément le concept comme un outil d’analyse des reconfigurations postcoloniales de la culture mondiale. Ainsi, l’objectif de l’article est non seulement d’élargir la compréhension de l’exotisme dans un cadre postcolonial mais aussi de suggérer que l’intérêt actuel que suscite le concept, surtout dans la littérature et la pensée d’expression française, pourrait être considéré en lui-même comme un exemple de renouvellement et de réhabilitation sémantiques.
DOI: 10.58282/lht.2774
Author: Charles Forsdick
Language: French
Subfield: Literature and Literary Theory
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W4317854665
