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Apprendre autrement: Pourquoi et comment

Year: 2004
Type: book
Abstract: d'imiter les modèles de la physique et de la médecine, inappropriés au domaine de la psychologie.Ainsi, selon l'analogie de Baka (1967, cité dans Rennie, Phillips et Quartaro, 1988), « les psychologues jouent à être des scientifiques comme les enfants jouent à être des cow-boys, imitant tous les aspects de la vie d'un cow-boy excepté celui qui est le plus central, celui de prendre soin des vaches » (p.139).Or, même si la psychologie fonctionne selon des paradigmes différents des sciences exactes, elle s'est attribué les postulats positivistes qui la dominent (Schneider, 1990).Toutefois, on peut penser que le problème réside, en bonne partie, non pas seulement dans le fait que la psychologie a adopté les principes et les méthodes de la science positiviste, mais surtout dans le fait qu'elle y est restée attachée.À ce sujet, Fox (1994), abordant la situation de façon plutôt enthousiaste, reconnaît tout de même que la discipline psychologique, instaurée dans le monde universitaire, n'est pas à la veille de s'émanciper.Ainsi, il indique que quelqu'un « a un jour observé qu'une université est plus difficile à réorganiser qu'un cimetière » (p.206).À ce sujet, et dès 1966, Ericksen reconnaissait, en psychologie du moins, que les demandes sociales changent plus rapidement que les méthodes de formation et, plus récemment, Pithon (1992) ajoutait « que les mentalités […] des étudiants changent peut-être plus vite que celles de leurs enseignants !» (p.722).La psychologie et les sciences humaines et sociales semblent avoir adopté deux critères importants de la validité scientifique : la précision et la certitude ainsi que les postulats de compréhension, d'explication et de contrôle des phénomènes et la possibilité pour la science de prédire avec exactitude l'apparition et le développement des phénomènes étudiés.Joshi (1981) ajoute que « la position essentielle du positivisme est que les humains peuvent, avec l'aide des outils de la science, accéder à des connaissances véritables de la réalité qui existe en dehors de la pensée humaine » (p.56).De fait, ce modèle, incarné par la recherche expérimentale, est devenu rapidement le cadre de référence donnant une nouvelle image aux sciences humaines et sociales (Cahan et White, 1992).Ces derniers citent Tolman (1938Tolman ( /1958)), qui proclama un jour que toute chose importante en psychologie pourrait être investiguée par une analyse expérimentale des comportements des rats.Tous les psychologues expérimentaux, ajoutent Cahan et White, ne partagent pas la vision de Tolman, mais beaucoup le font.Un mouvement d'opposition à ce modèle s'était développé dans les années 1920-1930 et voulait établir ce que Cahan et White (1992) ont appelé une deuxième psychologie.À ce sujet, en 1915, Hugo Münsterberg distinguait deux psychologies : la psychologie « dure » (hard), qui était utilisée dans les laboratoires des programmes expérimentaux et la psychologie « douce » (soft), plus orientée vers l'humain et qui est apparue surtout en dehors de l'université, dans des instituts de relations humaines ou de psychothérapie.BISSON, C. (1990).L'aventure éducative, projet inédit présenté à la faculté d'éducation physique, Université de Sherbrooke.
Language: French
Field: Psychology
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4380766845
FWCI:
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