Year: 2023
Type: article
Abstract: Le fameux « accord de réconciliation » négocié entre la République fédérale d’Allemagne et la République de Namibie en mai 2021 constate que « les atrocités commises dans les phases de la guerre coloniale ont culminé dans des événements qui, dans une perspective actuelle, seraient désignés par le terme de génocide ». Cet accord suscite, au parlement de la République de Namibie et dans la société civile namibienne, de vives critiques et parfois un rejet véhément. Et la manière timorée dont les événements des années 1904 à 1908 ont été qualifiés de « génocide » n’en est pas la moindre raison : il s’agirait d’événements qui, dans une perspective actuelle, seraient désignés par le terme de génocide. Cette formulation – en recourant implicitement à une interdiction de toute rétroactivité – relativise la possibilité d’appliquer le concept relevant du droit pénal international dans une perspective historique.Cette contribution part de cette opposition pour discuter de la qualification de la politique de violence pratiquée dans les années 1904 à 1908 de « génocide », et pour retracer par ailleurs, dans une perspective historique des discours, l’histoire de la dénomination, les contextualisations et les interprétations des événements survenus.
Author: Medardus Brehl
Institution: Ruhr University Bochum
Language: French
Subfield: Literature and Literary Theory
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: green
OpenAlex ID: W4381683275
