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Musique

Year: 2011
Type: article
Abstract: le poète allemand Heinrich Heine, alors correspondant pour la France de l'Allgemeine Zeitung, écrivait : « Il est ici le moderne Homère que l'Allemagne, la Hongrie et la France, les trois plus grands pays, réclament comme l'enfant de leur sol.» Franz Liszt était né le 22 octobre 1811 à Doborján (aujourd'hui Raiding), petite ville de l'empire austro-hongrois.Il n'avait pas douze ans quand son père l'entraîna sur les routes d'Europe pour de longues années d'apprentissage et d'innombrables concerts.Artiste universel par excellence, il fut cette année célébré partout dans le monde : le 22 octobre étant promu Journée Liszt et son oratorio Christus interprété au même moment de Londres à Séoul en passant par Châteauroux.Mais à la pointe des festivités furent ces trois nations qui selon Heine le revendiquaient déjà de son vivant.Toujours animée de ferveurs nationalistes, la Hongrie a vu dans cet anniversaire une excellente occasion de promouvoir sa culture « non seulement en Hongrie mais en Europe et dans le monde entier, à travers la musique de Franz Liszt, le virtuose qui a embrassé son identité hongroise », lisait-on sur le site officiel des commémorations.Les principaux orchestres magyars ont ainsi parcouru le monde, à l'image de l'Orchestre du Festival de Budapest lors d'une semaine Liszt à Londres, tandis que des pianistes, comme Dezső Ránki ou Gábor Csalog, donnaient nombre de récitals.à Budapest même, dont le conservatoire porte le nom de Ferenc Liszt, se tient du 18 au 20 novembre une conférence internationale et interdisciplinaire « Liszt et les arts ».On y croisera Paganini, Beethoven ou Berlioz…, Dante, Pétrarque, Goethe, George Sand, Byron… On y viendra des états-Unis, de France, d'Italie ou de Chine… Deuxième patrie du musicien, l'Allemagne s'est souvenu de l'engagement -réciproque -qui la lie à Franz Liszt.En 1849, sous l'égide prestigieuse de Goethe, ce dernier affirmait en effet : « la reconnaissance que les lettres et les arts doivent à la maison régnante de Weimar, pour une si constante protection libéralement maintenue durant tant de générations, oblige de leur côté, ceux qui s'intéressent aux lettres et aux arts, de ne point négliger ce qui pourrait rendre, à ses princes, une partie des avantages qu'ils ont recueillis de leurs mains… » En 1848, Franz Liszt avait trouvé refuge à Weimar où il demeura jusqu'en 1861, puis à nouveau de 1869 à 1886 se partageant alors entre Weimar, Rome et Budapest.La demeure que la grande-duchesse Sophie avait mise à sa disposition est restée en l'état et accueillait cette année les admirateurs pour une visite particulièrement fervente.à quelques rues de S.E.R.
Source: Études
Language: French
Subfield: Music
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4389748934
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