Work

Philippe HAMOU, La Mutation du visible. Essai sur la portée épistémologique des instruments d’optique au XVII e siècle , Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 1999,301 p.

Year: 2001
Type: article
Abstract: p.L'IHMC (Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine), laboratoire du CNRS, aidé de la Bibliothèque nationale de France, publie le 46 e volume de la Bibliographie Annuelle, correspondant à l'année 1999.Il faut saluer comme il convient cet exploit et féliciter l'Institut de sa rapidité et de sa ponctualité.Les chercheurs attendent chaque année à l'automne la parution de cet ambitieux répertoire qui s'ouvre sur quatre pages de tableaux en manière d'avertissement pour informer le lecteur de l'évolution récente de la production historiographique.Celle-ci n'est ni française car elle laisse échapper bon nombre de travaux de langue française publiés à l'étranger, ni francophone -elle accorde une place réduite aux travaux publiés en Suisse romande, en Belgique, au Québec et ailleurs.Le présent volume recense 13 197 références après le dépouillement systématique, notamment, de 277 volumes collectifs, 1 228 revues françaises et étrangères, augmenté de la consultation de 112 autres revues françaises et étrangères.Gardent la faveur des historiens, l'histoire de la Troisième République (20,2 %), le XVIII e siècle puis le Moyen Âge et le XVII e siècle.La Révolution française et l'époque de la seconde guerre mondiale conservent un rang honorable dans le champ de l'histoire politique, l'histoire économique et sociale représentent 21 % des occurrences, avec des variations notables dans le temps, ainsi l'effondrement de l'histoire du commerce, de la banque, des prix et de la monnaie, le maintien de l'agriculture, l'envol de l'histoire industrielle, mais les études d'histoire sociale se détournent de l'histoire ouvrière et glissent vers l'étude des entrepreneurs.Signe des temps !Il est incontestable que la publication de cette patiente enquête annuelle avec un classement méthodique et ses index rend de grands services.Je ne reprendrai pas les observations formulées l'an dernier [Revue du Nord, 337 (2000)], j'ajouterai cependant que cette année encore on ne trouve pas mention de l'ouvrage de G. CHASTAGNARET et Ph.MIOCHE éds., L'histoire industrielle de la Provence (Actes du colloque de Salins de Giraud, 30-31 mai 1996), Publications de l'Université de Provence 1998, 254 p. Un autre recueil d'actes de colloque a soulevé quelque perplexité : ayant repéré plusieurs communications dans un volume intitulé D'un Rivage à l'autre.Villes et protestantisme dans l'aire atlantique (XVI e -XVII e siècles), 1999, j'ai voulu en savoir plus ; villes n'existant pas dans l'index, je me suis tourné vers « protestantisme », rubrique abondante, comportant des études générales, suivies d'études par siècle (XVI e , XVII e , XVIII e , XIX e -XX e ), peine perdue, finalement c'est l'épithète « atlantique », pourtant en fin de titre, qui me mit sur la voie et me fit découvrir l'existence d'un colloque qui s'était tenu à La Rochelle en novembre 1998, mais fut publié à l'Imprimerie Nationale.L'indexation est décidément un art difficile !Et s'il me paraît quasi impossible Comptes rendus REVUE DU NORD, TOME 83 -N° 341, JUILLET-SEPTEMBRE 2001, P. 617-666 Association Revue du Nord | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 92.208.21.97)d'adopter des procédés de classement plus fins, il convient alors d'inviter le lecteur à consulter attentivement le plan de classement qui figure en tête de l'ouvrage.Peut-être aurait-il suffi de reprendre la mention de ce volume dans « Protestantisme : Études générales » à la page 538, car cette mention Études générales fait une place exagérée à des études très particulières qui figurent là au seul motif qu'elles ne peuvent entrer dans le classement par siècle, par exemple dans la même colonne aux n. 9507-9509 : La Vieille église d'Héricourt (paru dans le bulletin de l'Association des amis de ladite église), Le Protestantisme dans la seigneurie de Siorac (B.Soc.Art Hist.Sarlat), L'Exercice du culte réformé à Monflanquin, etc. Il y aurait une réflexion à conduire sur certains concepts, mais au fil de la plume, voilà que je tombe en arrêt sur le n° 9547 : Martinière (Guy), Poton (Didier), Souty (François), D'un Rivage à l'autre, etc. tandis que la page 543 renvoie aussi à ce n° 9547.De l'utilité de toujours faire figurer un nom d'auteur ou d'éditeur scientifique dans une référence... De temps en temps l'IHMC devrait réunir un séminaire où seraient invités les auteurs de compte rendu qui exposeraient les améliorations attendues par les utilisateurs.Je voudrais rassurer les responsables de la publication, je ne suis pas atrabilaire que je sache, et mes amis ne me tiennent pas pour inexpérimenté, et pourtant je me suis heurté à de sérieuses difficultés dans la consultation de cet indispensable instrument de travail. Jean-Claude HocquetSociété nationale d'agriculture, sciences et arts, centrale du département du Nord, Deux cents ans d'histoire , Douai, 1999, 292 p.La vénérable SASA de Douai vient de célébrer dignement son bicentenaire en organisant au premier chef un colloque à forte participation universitaire et en publiant un important opuscule rédigé par dix-huit de ses membres sous la houlette du président de la Société, notre collègue Bernard Lefebvre.L'histoire de cette grande société savante ne fut pas, selon une expression à la mode, un long fleuve tranquille.Issue du courant physiocratique, elle fut fondée avec la caution de François de Neufchâteau par des propriétaires fonciers soucieux de promouvoir l'agriculture au terme des transformations révolutionnaires.Rapidement, elle déborde de ses objectifs initiaux en fusionnant en 1805 avec une « Société d'Amateurs de Sciences et Arts de la ville de Douai » instituée en février 1800.Une circulaire du ministre de l'Intérieur crée en 1819 une société d'agriculture dans chaque arrondissement.La SASA douaisienne devient alors Société centrale et est même reconnue d'utilité publique en 1822.Ses activités agricoles longtemps ne se relâchent pas (son dernier concours agricole date de 1921) mais progressivement, les exposés à caractère scientifique, littéraire ou historique prennent le dessus.L'évolution sociale de son recrutement est clairement mise en lumière par Jean-Paul Noté qui publie la liste des 744 personnes admises comme membres de la Société depuis 1799.Les choses de ce point de vue évoluent assez peu au XIX e siècle.En 1899, la domination des professions libérales est encore incontestée (40 %) ; les fonctionnaires arrivent en deuxième position.Si l'on répartit les 618 COMPTES RENDUS Association Revue du Nord | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 92.208.21.97)membres par secteurs d'activité, le Droit l'emporte alors sans coup férir avec 37 % des membres, distançant nettement l'industrie (19 %) et l'enseignement (13 %)... Les trente dernières années du XX e siècle marquent une rupture avec ce schéma traditionnnel : en 1960, il y a 27 % de fonctionnaires et 31 % de professions libérales.Le secteur juridique et l'enseignement s'équilibrent presque.Depuis lors, la croissance du « secteur Enseignement » est irrésistible : 26 % en 1978, 33 % en 1985, 40 % en 1998.Le « secteur Droit » reflue (14 % en 1978, 9 % en 1998).On doit à Michel Rousseau et à Hervé Leuwers d'avoir établi de précieuses notices bio-bibliographiques de treize membres ayant particulièrement « honoré » la Société (Eustache Jean-Marie, marquis d'Aoust ; Alexandre d'Haubersart, Louis-Joseph-Marie de Warenghien de Flory ; André-Étienne-Louis Taranget ;
Language: French
Open Access status: bronze
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