Year: 2025
Type: article
Abstract: Le présent article examine la décision de Marie-Madeleine de Lubert en 1753 d’insérer deux contes de fées de sa propre main, « Peau d’Ours » et « Étoilette », dans le roman Les Lutins du château de Kernosy (1710) d’Henriette-Julie de Castelnau, comtesse de Murat. Étant donné que Murat avait renoncé au merveilleux en 1699 en éliminant les fées du conte qu’elle a inséré dans son pénultième roman Voyage de campagne (1699), cette décision semble viser à renverser la position de cette dernière. Mais la publication de ces contes marque également la fin de la carrière de Lubert comme auteure de contes de fées. Dans quel sens peut-on alors vraiment considérer cela comme un geste de résistance et quels indices intertextuels l’auteure offre-t-elle quant à sa position ? Pour répondre à ces questions, nous proposons d’examiner les fins de ces deux derniers contes de Lubert dans le contexte du roman qui les encadre et dans le contexte de son implication dans les débats esthétiques et idéologiques des conteuses du siècle précédent en général.
Source: Féeries
DOI: 10.4000/1449p
Author: Allison Stedman
Institution: University of North Carolina at Charlotte
Language: French
Subfield: Literature and Literary Theory
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W4411231584
