Year: 2025
Type: article
Abstract: L’autofiction, en tant que genre littéraire, est née sous la plume de l’écrivain français Serge Doubrovsky à la fin des années 1970. Ce genre, qui s’est manifesté en France comme une forme d’expression puissante défiant les frontières entre réalité et fiction, est notamment illustré par les œuvres d’Annie Ernaux, Christine Angot, Philippe Forest et Camille Laurens. En tant que phénomène littéraire, il se développe également dans l’espace littéraire africain. A partir du roman Captive (2024) de l’auteure camerounaise Nadine Ndjomo, je montre comment la subjectivité met en lumière les conflits identitaires dans le contexte africain, caractérisé par des mœurs et des pratiques culturelles spécifiques. Pour ce faire, j’examine les moyens utilisés par le narrateur pour explorer le moi, ainsi que les stratégies narratives employées dans cette quête d’identité. M’inspirant des postulats théoriques de Mieke Bal concernant la focalisation, j’analyse les modes de présence de l’auteur, les conséquences de l’autoreprésentation sur l’authenticité narrative et la manière dont ces éléments reflètent l’identité collective. En outre, j’explore les techniques narratives, notamment la voix et les instances narratives, la fluidité de la temporalité et les perspectives génériques, et enfin les effets de la fragmentation narrative comme moyen de mettre en évidence la complexité de l’identité recherchée par le narrateur.
Source: Tydskrif vir letterkunde
Author: Roger Fopa Kuete
Institution: University of KwaZulu-Natal
Language: English
Subfield: Religious studies
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: gold
Estimated APC paid: $543
OpenAlex ID: W7076253966
FWCI:
Cites:
Cited by:
Related to:
