Year: 2026
Type: article
Abstract: Raison présentese, enfant, les atrocités de la guerre, on parlait alors en France d'« événements » ou de « pacification » 1 , le départ des pieds-noirs, puis la liesse de l'indépendance : « le 3 juillet1962 […] le oui à l'indépendance recueille 99,72 % des voix ».À la veille de l'indépendance, à l'âge de 5 ans, il découvre « la langue ennemie » à l'école coloniale où il fut envoyé par son père qui faisait déjà partie lui-même de la petite fraction d'enfants « musulmans » scolarisés de sa génération.Longtemps rejetée, la langue française s'ancre véritablement en Algérie dans les premières années de l'indépendance quand la scolarisation massive se développe.Auparavant seule une petite minorité de « musulmans » étaient scolarisés.En 1962, 85 % d'entre eux étaient analphabètes.Pendant les quelques 130 années de présence française, quand ils sont scolarisés, la plupart des « indigènes » se retrouvent dans l'enseignement pratique et professionnel et leur accès à l'enseignement primaire et secondaire sera négligeable.L'historien Charles-Robert
Source: Raison présente
Author: Michèle Leduc
Language: French
Subfield: History
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W7167689474
FWCI:
Cites:
Cited by:
Related to:
