Year: 2013
Type: article
Abstract: Cet article décrit les « technologies du soi et du territoire » utilisées pour construire − à travers un conflit environnemental – la « substitution » et le remplacement total d’une forme de vie (la zone humide des eaux résurgentes de la plaine du Pô, entre Vénétie et Frioul) par un paysage économique complètement différent : un réseau routier. Il s’agit d’un cas de biopolitique appliquée au paysage et à la nature : depuis la fin des années soixante « en effet, l'exercice du biopouvoir tend à se répandre à l'ensemble de l'écosystème et à la totalité de la vie » (Marzocca 2006 : 25). Le rôle de l’anthropologue, dans ce cas, a été multiple : observatrice intérieure et impliquée, cueilleuse d’informations, personne déclenchant le conflit pour devenir enfin porteuse de mémoire de ce dernier. L’anthropologue présente et discute sa méthode sur ce terrain où elle est née et a vécu et met en évidence les multiples valeurs de la perduction (L. Piasere).
Source: Journal des anthropologues
DOI: 10.4000/jda.4869
Author: Nadia Breda
Institution: University of Florence
Language: French
Subfield: Geography, Planning and Development
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
SDG: Life on land
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W862980071
