Year: 2011
Type: article
Abstract: Le plateau de Millevaches en Limousin appartient à cette France rurale servant d’illustration aux concepts les plus dévastateurs et les plus stigmatisants de la géographie. Nous serions ici en présence d’un espace vide voué au déclin et à l’isolement. Il s’agirait d’un territoire dépourvu de solidarités et d’innovations qui s’opposerait aux « campagnes vivantes ». C’est par une approche empirique, rendue d’autant plus indispensable qu’il n’existe aucune base de données, que ce travail s’attache à démontrer que nous ne sommes pas sur Millevaches en présence d’un désert social et d’un territoire subi par les hommes. L’objet café-bar (« débit de boisson » en terme juridique) s’avère constituer un indicateur en même temps qu’une remarquable illustration des mutations sociales et touristiques des hautes terres limousines. Après une analyse instructive de la répartition spatiale des établissements cafetiers, nous aurons recours à une construction typologique pour démontrer, d’une part, que ces campagnes « vivent », d’autre part, qu’elles offrent un panel d’établissements traduisant une recomposition sociale et culturelle bien éloignée de l’image du « rural profond ».
Source: Norois
DOI: 10.4000/norois.3549
Author: Pascal Desmichel
Institutions: Maison des sciences humaines, Université Blaise Pascal
Language: French
Domain: Life Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W1483066618
