Year: 2014
Type: article
Abstract: Dans le débat antique sur l’utilité militaire des compétitions athlétiques, la course à pied a parfois reçu l’appui inattendu de philosophes et de soldats. Il est vrai qu’à Olympie cette épreuve était la seule à comporter une variante avec armes, et qu’on la retrouve dans quelques rites qui semblent avoir pour fonction d’accorder à des jeunes gens les titres d’adulte et de guerrier. Plus généralement, le coureur semble entouré d’une aura héroïque, parfois concrétisée en un véritable culte, dont Achille fournit le modèle idéal. Dans l’épopée, la course fonctionne en effet au sein d’un système de représentations qui associe toute une série d’incarnations de la vitesse (Achille, vents, chevaux, navires…) aux notions de force, d’instantanéité et de victoire. Ces représentations ont suffisamment modelé la pensée grecque pour rester prégnantes tout au long de l’histoire de l’athlétisme et de la guerre antiques ; elles offrent ainsi une clef de lecture de nombreuses anecdotes militaires.
Source: Kernos
DOI: 10.4000/kernos.2269
Author: Vincent Cuche
Language: French
Topic: Classical Antiquity Studies
Subfield: Classics
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W1978197110
