Year: 2011
Type: conference-abstract
Abstract: Pour les lymphomes malins non hodkinien (LMNH), la nouvelle classification de l'Organisation Mondiale de la Sant de 2001 dfinit une quarantaine d'entits. Les LMNH sont des prolifrations malignes intressant le tissu lymphode et ils reprsentent la majorit des lymphomes. Le LMNH reprsente l'hmopathie maligne la plus frquente avec un taux annuel standardis la population mondiale de 6,7 pour 100 000 habitants par an. Selon Haioun et al. (2002), 60% des LMNH correspondent l'entit histopathologique diffus grandes cellules B qui constitue l'exemple de lymphome dit agressif , caractris la fois par une volution spontane rapidement fatale mais aussi par une possibilit de gurison aprs traitement. Un cas de LMNH mandibulaire est apport. Il s'agit d'un homme g de 41 ans, mcanicien, fumeur, sans antcdents mdicochirurgicaux particuliers, qui a t adress en juin 2007 par un confrre chirurgien dentiste pour hypoesthsie labio-mentonnire gauche et des douleurs hmifaciales homolatrales, rebelles aux antalgiques, apparues aprs l'extraction de la 36. L'tat gnral tait bon. L'examen clinique a retrouv une lgre tumfaction de la branche horizontale gauche de la mandibule faisant corps avec l'os et un signe de Vincent positif (hypoesthsie cutanomuqueuse). La radiographie panoramique a rvl une radiotransparence, le CT-scan une dminralisation osseuse, se rehaussant modrment aprs injection du produit de contraste. La biopsie a orient vers un lymphome ; l'immunohistochimie a permis de poser le diagnostic de lymphome grandes cellules B (positivit au marquage par l'anticorps anti-CD 20). Le patient a t confi au Service d'Hmatologie, puis il a t perdu de vue. En octobre 2007, le patient a t revu avec une extension locorgionale : la tumfaction jugale mesurant 6,5 x 5,5 cm. L'examen endobuccal a retrouv une masse de 3 cm dans son grand axe avec extension du ct vestibulaire et du ct lingual. Le CT-scan a montr une masse tumorale avec envahissement des tissus mous et de la rgion parapharynge. Le patient a t radress dans le Service d'Hmatologie. Un bilan d'extension a t ralis (tlthorax, chographie abdominopelvienne, biopsie mdullaire, dosage de la lacticodeshydrognase ; tous ces examens taient normaux) a permis de classer le patient au stade II selon la classification d'Ann Arbor. Le patient a t mis sous protocole CHOP ( Doxorubicine 50 mg.m -, Cyclophosphamide 750 mg.m -, Vincristine 1,4 mg.m -, Prednisone 40 mg/m - de J1 J5.).Ds la 1re cure, il y a eu rgression totale de la tumfaction ; seule l'hypoesthsie labiale infrieure persistait. A ce jour, onze cures ont t faites ; la radiothrapie n'a pas t indique. Actuellement, le patient se porte bien. La localisation mandibulaire des LMNH est exceptionnelle (Bachaud et al. 1992). Le LMNH survient tout ge avec un pic de frquence vers 46 ans (Saint Blancard et al. 2001) et une lgre prdominance masculine : sex ratio de 1,5 (Ahossi et al. 2006). Les manifestations rvlatrices ne sont pas spcifiques et peuvent simuler une ostite ou une tumeur bnigne des maxillaires. Les signes radiologiques sont pauvres : ostolyse mal dlimite, parfois ostocondensation priphrique. L'tiopathognie des LMNH n'est pas encore lucide. Le diagnostic des LMNH repose sur l'examen anatomopathologique complt par un examen immunohistochimique. Le bilan d'extension locorgionale et gnrale permet la classification des LMNH selon la classification d'Ann Arbor. Le traitement des LMNH repose sur l'association d'une polychimiothrapie (CHOP ; R-CHOP ; CHOP-blo ; M Bacod...)
Institution: University Hospital of Oran
Language: French
Subfield: Pathology and Forensic Medicine
Field: Medicine
Domain: Health Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1998010032
