Year: 2015
Type: article
Abstract: Penser les enfants isolés, des objets pour dire le tempsFatima Touhami, Rahmeth Radjack, Marie-Rose Moro « Marcheurs, ce sont tes traces Ce chemin est rien de plus Marcheur, il n'y a pas de chemin Le chemin se construit en marchant.» Antonio Machado, Campos de Castilla, 1917 Le statut de l'enfant ne cesse d'évoluer selon l'époque à laquelle il appartient, et il en est de même pour ses droits et devoirs qui en découlent.Les modèles de prise en charge de l'accompagnement éducatif, de la délinquance et la gestion de la déviance juvénile ont connu d'importantes transformations.Nous sommes passés d'une représentation de l'enfant comme un adulte à la volonté dominante d'éduquer plutôt que de réprimer, avec la réforme de l'ordonnance 45, qui pose le principe de la primauté de la mesure éducative sur la sanction.L'idée sousjacente est de considérer que l'enfant ne peut avoir pleinement conscience de la gravité de son acte.L'introduction des sciences sociales dont la psychologie de l'enfant et la pédopsychiatrie, aident à penser le fonctionnement de l'enfant et de l'adolescent, à accompagner, soigner et de plus en plus médiatiser la relation de l'enfant au monde, aux objets, à l'adulte qu'il soit éducateur, enseignant, parent.Or, ce schéma qu'on croyait acquis semble remis en cause devant les personnes le plus vulnérables, ceux qui n'ont pas toujours les codes de notre société.La mondialisation, par l'arrivée massive de jeunes étrangers dans nos territoires a bousculé les fondements même de la protection de l'enfance et de la justice des mineurs, exacerbés par de profondes mutations et une crise de l'identité et des valeurs qui la fonde. DossierActualités de la clinique transculturelle 36
Source: Le Carnet PSY
DOI: 10.3917/lcp.188.0036
Institution: Inserm
Language: French
Subfield: Law
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2016597124
