Year: 2020
Type: article
Abstract: Malgré des types de modalité différents (assertion rapportée, modalité appréciative, contrainte intersubjective), l'intersubjectivité, ou interaction entre deux sujets animés humains dans un énoncé est souvent explicitée par un verbe transitif, dans des domaines différents : choix du verbe introducteur de discours rapporté en synchronie, explicitation du sens de verbes de volition en diachronie, traduction des adverbes de manière par des participes passés exprimant une modalité appréciative émanant du sujet de l'énoncé. Dans ces domaines différents, l'intersubjectivité implique souvent l'explicitation d'un changement d'état par un verbe transitif, dans le but d'une plus grande efficacité dans le cadre du conflit de pouvoir qui consiste pour le locuteur à faire agir son interlocuteur selon son choix. Les faits de langue abordés en traduction et diachronie déboucheront sur leur emploi pratique en classe d'anglais : le cycle terminal, qui requiert l'accès à l'implicite des documents, contient les axes « Espace privé et espace public » ou encore « Art et pouvoir ». La compréhension écrite nécessite l'explicitation des points de vue des personnages, de demandes implicites et de conflits entre parties. Un cours de langue vivante est donc un lieu où des interactions sont dégagées en compréhension, ou engagées entre élèves grâce aux moyens langagiers manipulés. Même si les processus à l'œuvre sont similaires, l'intersubjectivité se situe donc plutôt dans le cadre du discours direct en diachronie, alors qu'en traduction et en didactique, l'explicitation de l'intersubjectivité se fait à propos d'un texte soit au discours direct, soit relatant des événements passés.
Source: Linx
DOI: 10.4000/linx.6411
Author: Olivier Polge
Institutions: Centre de Recherches Sémiotiques, Université de Limoges
Language: French
Subfield: Language and Linguistics
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W3047367113
