Year: 2021
Type: article
Abstract: J’ai réuni chez moi dans le Gard, en 1990 je crois, une quinzaine de chercheurs, européens et africains, que je connaissais bien, et qui travaillaient (entre autres thèmes) sur les interactions entre projets de développement et populations destinataires, ce qui était à l’époque le point d’entrée des anthropologues sur les questions de développement. Mais chacun travaillait de son côté et il n’y avait pas d’échanges véritables. L’anthropologie du développement n’était pas considérée par l’anthropologie institutionnelle en Europe ou en Afrique comme un champ scientifique légitime. L’idée de créer une association a donc été approuvée par tous. L’étape suivante a été la réunion constitutive à Paris en 1991. Puis le premier colloque à Montpellier en 1993 a véritablement lancé l’APAD. Si l’association a assez vite fonctionné et a eu une vitesse de croisière satisfaisante, c’est parce qu’un « noyau militant » a porté le projet et animé l’association à ses débuts (en particulier Thomas Bierschenk, qui m’a succédé comme président, et Jean-Pierre Chauveau, dont le rôle comme secrétaire général a été décisif, ainsi que du côté Afrique Nassirou Bako-Arifari et Mahaman Tidjani Alou, mais bien d’autres aussi, qui m’excuseront : je ne peux citer tout le monde).
Source: Anthropologie & développement
Language: French
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W4200316819
