Year: 2022
Type: article
Abstract: Quand le jeune Jean-Michel Atlan part de sa ville natale de Constantine, en 1930, à dix-huit ans, il quitte l’Algérie pour faire sa philosophie à Paris, à la Sorbonne. Epris de poésie, il fréquente le milieu artistique de Montparnasse. Militant anticolonialiste, puis engagé dans la Résistance, il se donne tout entier à la peinture dès la Libération. Son succès est fulgurant à Paris et très vite sur la scène internationale. L’artiste Atlan se revendique comme Juif berbère tout en refusant les assignations aux relents coloniaux. On parle d’un art aux tendances « barbares » ou « primitives ». Quelques années plus tard, le groupe Cobra reprend comme un étendard la notion de « primitivisme ». Cette approche d’histoire culturelle cherche à saisir en quoi l’irruption d’Atlan sur la scène de l’art et la rencontre entre Atlan et Cobra montrent pour une part les affinités communes et l’écho de cette notion dans le champ artistique contemporain.
Source: Afrika Zamani
Author: Anissa Bouayed
Language: French
Topic: Art, Politics, and Modernism
Subfield: Visual Arts and Performing Arts
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W4385216652
