Year: 2009
Type: article
Abstract: Cet article traite de la problématique du rôle des connaissances antérieures dans des situations de formations professionnelles par alternance. Il vise tout d’abord à fournir des éléments de réflexions théoriques et méthodologiques pour aborder ce type de question de recherche. En particulier, deux approches sont proposées et discutées du point de vue de leur originalité au sein des études sur le transfert de connaissances : la théorie de l’activité et la théorie anthropologique du didactique. Elles sont ensuite utilisées pour étudier dans une perspective comparatiste une situation d’enseignement dans une formation en alternance de techniciens supérieurs en gestion de production. Cette situation n’a pas pour but d’enseigner de nouvelles connaissances, mais d’apprendre aux étudiants à mobiliser les connaissances qu’ils ont reçues précédemment pour concevoir une organisation efficace pour la production. Les résultats de l’étude montrent que les étudiants mobilisent spontanément des connaissances issues de leur entreprise d’alternance, mais ont beaucoup plus de difficultés à utiliser des connaissances issues des modules d’enseignement du DUT. Les deux approches théoriques convergent globalement quant à leur interprétation des difficultés des sujets, qui ne se situent pas au niveau d’une incapacité à mobiliser des connaissances issues de situations antérieures, mais au niveau de la capacité à se distancier des connaissances précédemment construites pour les adapter à la nouvelle situation. Les différences d’interprétation des deux théories sont aussi discutées du point de vue de leurs complémentarités et contradictions.
Source: Éducation & didactique
Authors: Laurent Veillard, Sylvie Coppé
Language: French
Subfield: Human Factors and Ergonomics
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
SDG: Quality education
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W1596918145
